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"Tu as les yeux de ta mère" (Ft. Nathan Ross)

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#34050 : "Tu as les yeux de ta mère" (Ft. Nathan Ross) Mar 12 Déc - 15:18

Effy Brown
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Tu as les yeux de ta mère
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Je levais les yeux au ciel, observant cette toile sombre au dessus de ma tête alors qu’une goutte d’eau venait s’abattre sur ma joue. Je clignais un bref instant des yeux m’obstinant à défier les nuages du regard comme si ce dernier avait le pouvoir de les faire des disparaître ou au moins de retenir ce qu’ils contenaient le temps que j’arrive chez moi. En réalité, j’adorais la pluie, mais je dois avouer que là tout de suite, ça ne m’arrangerait pas des masses qu’une averse me tombe dessus. Je resserre d’ailleurs mes doigts autour de ma pochette de dessin, je suis pas certaine qu’elle sortirait vainqueur du combat contre l’humidité.

Je descend les marches de l’université, il est déjà 18h30 et il faut encore que je rentre me préparer pour le service de ce soir. J’ai un peu de temps devant moi et vu la pluie qui s’annonce mon jogging  quotidien s’avère foutu, sauf si bien entendu, je désire tomber malade et rester clouée au lit. Arf. En fait, je crois bien que ce n’est pas ce genre de chose qui m’arrête. Je me souviens que petite, j’adorais observer la pluie tomber, je trouvais ça beau à voir et je m’en lassais jamais. Bien évidemment, à force de rester courir sous la pluie dès lors qu’un orage éclatait, je finissais bien souvent par tomber malade. Mais, même avec 40 de fièvre, je continuais de faire ce que je faisais toujours, profiter de chaque seconde de mes journées.. et puis faut dire qu’il fallait bien que je veille sur ma mère. Pluie ou non, fièvre ou pas, il fallait que je garde un œil sur elle, parce qu’autrement, personne d’autre ne le ferait.

On pourrait considérer qu’elle était malade, mais je trouve ça bien trop facile de lui coller une telle étiquette alors qu’elle a elle même choisi la voie qu’elle souhaitait emprunter, même si celle-ci l’entraînait vers une pente des plus dangereuses. J’étais trop jeune pour en avoir conscience et pour la tenir hors du danger. Je n’ai jamais vraiment voulu savoir pourquoi est-ce qu’elle avait sombré ainsi. Je pense bien qu’éduquer son enfant toute seule, sans famille, sans conjoint.. ce n’est pas bien facile, mais si certaines mères y parviennent, pourquoi la mienne n’avait-elle pas trouvé la force d’y parvenir aussi ? Cette force, moi, j’avais dû tout faire pour la développer, l’entretenir.. à présent elle déterminait qui j’étais et me permettait de ne pas devenir comme elle.

Physiquement en revanche, je ne pouvais pas lutter.. nous nous ressemblions presque comme deux gouttes d’eau. Sans doute nos yeux.. nos cheveux.. je lui ressemblais presque en tous points. Il était presque impensable d’imaginer que lorsque j’étais toute petite -d’ailleurs je ne marchais pas encore- mes cheveux étaient blonds. Bien entendu, ils ont rapidement pris une teinte plus foncée et à présent ils sont ébènes.

Je secouais doucement la tête, alors que je prenais conscience que j’étais restée plantée là, devant l’entrée de la faculté, à rêvasser en parcourant le ciel des yeux. Ce dernier était à présent bien noir et menaçant et les gouttes s’écrasaient avec force sur mon visage, tandis qu’un petit sourire étirait mes lèvres. Je pressais tout de même un peu le pas, m’engageant dans une petite rue pavée alors que je sentais mes cheveux mouillés coller à mon visage et mes vêtements s’alourdir de seconde en seconde. Ma peau pâle était parsemée de gouttelettes qui roulaient sur ma peau pour mieux atteindre mon cou chaud, me faisant ainsi légèrement frissonner. Une lumière vive et blanche attira mon attention et très vite s’ensuivit un grondement reconnaissable entre milles. Un éclair !

Je trouvais ça fascinant. Bien sur je gardais à l’esprit que leur beauté n’écartait pas le danger de ces derniers et je fronçais un peu le nez tandis qu’il commençait sérieusement à pleuvoir des cordes, la pluie s’abattant de plus en plus fort sur les pavés. Je tournais à l’angle de la rue, plissant les yeux en espérant y voir un peu mieux, avisant ma pochette qui commençait sérieusement à se ramollir entre mes doigts. Je craignais que chacun de mes dessins ne se retrouvent dans un état lamentable et je devais bien avouer que ça ôtait pas mal de charme à la pluie qui ne cessait de tomber. Je tentais d’accélérer d’avantages, comme s’il était possible de se faufiler entre les gouttes et penchais un peu la tête pour tenter de voir où je me dirigeais. Heureusement que je connaissais les chemins à emprunter par cœur, parce que ma visibilité était grandement réduite.
Il n’y avait pas un chat dans les rues, ce que je pouvais facilement comprendre. Après tout, une personne censée ne se baladerait pas dehors par ce temps. Évidemment j’étais une des seules à courir sous la pluie pour rentrer chez moi. Les gens parvenaient toujours à se débrouiller, et moi je finissais toujours dans ce genre de situation toute pourrie. Un éclair de plus transperça le ciel et le tonnerre se mit à gronder une nouvelle fois, un peu plus fort, et plus rapidement après l’apparition du jet de lumière, ce qui signifiait que l’orage se rapprochait.

Je n’aurais peut être pas dû quitter l’université, j’aurais pu attendre au sec que cela se calme et rentrer en courant à l’appartement. Enfin, il était trop tard pour songer à ce que j’aurais pu faire ou non, je me trouvais dehors sous la pluie et je devais rentrer chez moi en perdant le moins de temps possible. C’est à ça que je songeais lorsque je me retrouvais par terre, après avoir glissé lamentablement par terre. J’étais très clairement blasée, je fermais les yeux en soupirant longuement, me redressant à moitié afin de me retrouver assise sur le sol, totalement trempée. Au moins, je n’avais plus besoin de courir pour tenter de rentrer un minimum sèche, c’était déjà ça. En revanche, je pris soudain conscience que ma plus grande préoccupation du moment n’était pas de savoir si j’allais parvenir à rentrer sans devoir essorer mes fringues, mais plutôt si j’allais rentrer en possession de mes dessins intacts, ou non. Après un regard à ma pochette je me laissais retomber en arrière, entre l’exaspération et le désespoir. Elle flottait juste à côté de moi, ouverte, mes dessins éparpillés au sol alors que l’eau s’abattait dessus et les anéantissait les uns après les autres.

P’tet bien qu’une personne normalement constituée et avec un poil de bon sens se relèverait et filerait en vitesse, mais là tout de suite, rester allongée au milieu d’une rue déserte me semblait être un bon plan pour déprimer un coup. De toutes façons, j’étais trempée et mes dessins foutus, et puis quand même… j’aimais bien la pluie. J’étais encore cette enfant qui observait les orages, le sourire aux lèvres et qui finissait quand même par tomber malade.




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#34105 : Re: "Tu as les yeux de ta mère" (Ft. Nathan Ross) Mer 20 Déc - 9:32

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«Tu as les yeux de ta mère...»

PV Effy Brown

J'avais eu l'une de ces sales journées! Le genre de journées remplies de clients non satisfait (ou non satisfaisables?) qui passent leur temps à faire chier et à rabaisser mes employés... Ce genre de journées dont on se passerait tous. C'est dans ces journées-là que je me demande... qu'est-ce que j'avais bien pu fumer pour avoir cette idée de merde d'acheter mon propre salon de coiffure!!!! Ça me paraissait tellement simple, tellement bien de gérer son propre commerce... mais en fait, ça impliquait tellement de choses, passant de la comptabilité à la gestion d'employés, la gestion de paie... devoir payer ses employés, aussi! Et pour couronner le tout, ça comprenait également devoir gérer la merde que les clients pouvaient faire dans mon salon de coiffure, comme aujourd'hui... C'est, je crois, ce qui me fatigue le plus d'être propriétaire de commerce.

Ces souvenirs me revenaient en tête alors que j'étais assis sur mon canapé, dans le salon des employés. Mes yeux se fermaient sur eux-mêmes, alors que je lâchais un long soupir. Déjà 19 ans que je m'étais lancé dans la coiffure.... et maintenant 18 ans que j'avais ce salon. Ce n'était pas quelque chose de mal en soi, je devais l'avouer... mais cela me ramenait plein de souvenirs... 49 ans, toujours célibataire, toujours pas d'enfants.... Du moins, pas en ma garde. Génétiquement parlant, je devais avoir quelques enfants, je n'en savais rien... mais un de ces cas me revenait très vite en tête. Lors de l'achat de ce commerce, il y a presque 19 ans de cela... je m'étais rapproché d'une jeune femme fabuleuse. Son regard était chaud, magnifique... Des pupilles bleues cendrées, un oeil envoûtant, ça, on ne pouvait pas se le cacher. Mais pas que ça. À la seconde où elle m'avait annoncé être enceinte et dont j'en étais le père, je m'étais barré comme un gros lâche imbécile, laissant la pauvre femme seule avec l'enfant. Bon, après ces souvenirs qui me revenaient, j'suis indigne, je n'ai pas à me plaindre d'être un con célibataire qui court encore les bars à 49 ans.

J'étais épuisé, carrément, et là je devais me rendre à la supérette pour chercher quelques trucs qui manquaient chez moi... J'avais vu, rapidement, que le temps se faisait sombre dehors... et ce n'était pas à cause de l'heure... La réflexion se faisait en moi: est-ce que j'allais à la supérette, ou directement chez moi? Sinon, j'avais toujours l'option taxi qui s'offrait à moi, mais devoir payer 30€ supplémentaire que pour aller chercher quelques trucs, ça ne m'enchantait guère. L'argent est durement gagné, dans cette vie ! Quelques instants de réflexion avaient été nécessaires avant d'officialiser une réponse... J'allais y aller quand-même. J'avais des trucs essentiels que je n'avais plus chez moi, du coup je ne pouvais pas manquer la supérette ce soir. Un long soupir franchissait mes lèvres alors que je verrouillais enfin la porte de mon commerce. Mon regard se retournait bien vite vers les teintes sombres qui tapissait le ciel. Je devais faire vite, ce n'était certainement pas que des nuages de pluie.

- - -

Merde, merde, merde... merde! Quelle idée de MERDE j'avais eu d'y aller à pied! Je courais comme un con, tentant de franchir la distance qui me séparait de la supérette le plus tôt possible... cependant, cela ne semblait pas être suffisant. Un grondement de tonnerre se faisait entendre au loin, mon regard cherchait sa provenance. Déjà là, on pouvait voir la peur et la crainte régner dans mon regard doré. Mon coeur sursautait face à ce désagréable bruit. Chaque fois que le son de l'orage retentissait au loin, la panique montait d'un cran en moi. Les orages.... et là, j'étais seul, dans la rue, Varick n'étant pas avec moi... et j'allais devoir affronter des orages... Un long soupir tremblant surgissait de mes lèvres alors que mes pas s'accéléraient davantage. J'allais y arriver?

Non.

La pluie en avait décidée autrement. Quelques lourdes gouttes s'effondraient sur mon visage, suivi d'une grosse averse. La pluie tombait, l'eau rebondissait sur le trottoir et en quelques secondes seulement, elle ruisselait jusqu'à la rue. Mon regard doré fixait le ciel un instant, avant de voir une grosse lumière la traverser. Mon coeur se resserrait, mes pas cessaient, je m'arrêtais rapidement au milieu de la rue, comme un imbécile sous la pluie. Mes jambes tremblantes cédaient sous le bruit du tonnerre qui fendait la monotonie de la pluie. Les tremblements me gagnaient rapidement. Pourquoi est-ce que j'avais accepté de sortir, déjà? Je ne m'en souvenais pas, mais voilà que j'étais pris au dépourvu, la peur me montait au nez. Ma pire phobie... rester coincé sous un orage sans personne, et sans abri. J'étais à genoux, puis accroupi dans l'eau, sous la pluie, mes mains sur mes tempes, les yeux fermés, tentant d'ignorer l'orage.

La transformation l'emportait, rapidement. Je sentais mon corps changer, mes os se métamorphoser. La pilosité rouquine cendrée du coyote prenait vite de l'ampleur, recouvrant rapidement tout mon corps. Des pattes de canidé remplaçaient bien vite mes mains, un long museau apparaissait à mon visage, mes oreilles changeaient de place pour monter au-dessus de ma tête. La lourde cicatrice de brûlure que j'avais au visage était visible par une absence de poils, et le dessus de ma tête était recouvert de poils rougis par la teinture.

Me voilà sous ma forme animale, tout piteux, au sol, tremblant de toute part.

C'est après un effort surhumain que je me relevais, difficilement. Mes pattes faibles et tremblantes manquaient de céder à nouveau sous le bruit de l'orage. Rapidement, feulant et la queue entre les pattes, je titubais dans une ruelle, allant me cacher dans des cartons derrière les conteneurs à déchets, tirant mon manteau de cuir avec moi. Il était encore sec à l'intérieur, j'allais le garder au cas où. Évidemment, le reste de mes vêtements traînaient sur le trottoir, mais c'était le dernier de mes soucis. Mon pelage était trempé, je devais certainement sentir le chien mouillé, je devais sûrement faire vraiment pitié... mais je n'avais rien à faire pour contrer cette peur, surtout pas seul. Je feulais à chaque fois que le tonnerre retentissait, me cachant la tête entre les pattes.

Des pas très rapides attiraient mon attention. Je n'étais pas le seul con qui marchait sous une telle température? Un bruit un peu plus sourd ainsi que le son de l'eau m'arrachait du confort de ma boîte. Cette personne venait-elle vraiment de tomber? Feulant, un regard piteux, la queue entre les pattes, je m'avançais lentement vers la provenance de tout ce bruit pour constater qu'une jeune femme était étalée au sol. Son regard. C'est, je crois, ce qui m'avait le plus frappé. Il me rappelait celui de cette femme... Je me secouais la tête quelques instants. Ce n'était pas le temps!! Cette jeune femme était allongée dans l'eau, au sol. Je me rapprochais d'elle, mon manteau de cuir sur le dos -le manteau encore sec à l'intérieur et que je refusais de me séparer- et un pas doux, lent, tentant de ne pas effrayer la demoiselle. Faut pas oublier qu'un coyote en société, c'est soit un intru perdu, soit un lycan. Dans les deux cas, c'est une menace pour la race humaine.

Je tirais mon manteau avec mes dents, venant le déposer sur la jeune femme, délicatement. En m'approchant d'elle, son odeur attirait clairement mon attention: elle avait certainement un lien de famille avec cette fameuse femme que j'avais rencontré il y a 19 ans de cela. C'était encore plus fort que moi, je ne pouvais pas faire autrement que de l'aider. Je ne pouvais pas la laisser au sol, comme ça. J'avais insisté, même si elle aurait essayé de fuir, je lui aurais quand-même fourni mon manteau. Il était encore chaud et sec, il était relativement long, et sûrement plus confortable que le trottoir trempé et glacial. Tout se passait plutôt bien de mon côté jusqu'à ce qu'un autre coup de tonnerre se fasse ressentir. Je m'écrasais au sol, traumatisé, la queue entre les pattes tout en feulant, engouffrant ma tête entre mes pattes. Je tremblais, et pas que de froid, mais aussi de peur.
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#34107 : Re: "Tu as les yeux de ta mère" (Ft. Nathan Ross) Mer 20 Déc - 11:56

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Je crois que relativiser est une des choses que chacun devrait être en mesure de faire, histoire d’éviter bon nombre de prise de tête inutile. Après tout, se contenir, réfléchir un instant et tenter de ne pas prendre les choses du mauvaise côté, n’est pas pas bien compliqué. Du moins c’est à la portée de chacun. Alors ouais, clairement, je peux dire que ça me fait chier d’être tombée dans l’eau et de me retrouver aussi trempée que si j’avais décidée de faire un tour en machine à laver. D’un autre côté avec une averse pareille, je ne serais pas rentrée en échappant aux gouttes, la conclusion reste la même et plutôt que de râler en me roulant par terre, peut être bien que prendre les choses positivement pourrait m’éviter de me mettre en position latérale de sécurité, juste là, dans la rue.

Je sens que les gouttes ruissellent dans mon cou, que l’eau s’infiltre dans mes vêtements. Mes fringues me collent à la peau, mon corps est absolument gelé mais.. étrangement je n’ai pas froid. Je viendrais pas dire que je suis aussi confortable ici que si j’étais avachie dans mon canapé mais je pourrais presque rester là des heures, à regarder la pluie tomber. Toutes ces nuances de gris -ceux qui ont pensé à 50 shades of grey méritent sincèrement un coup de fouet- dans le ciel m’arrachent un sourire, tandis que mes yeux se plissent légèrement en tentant d’échapper à l’armée de perles qui tombent de là-haut. Quelques gouttelettes semblent s’accrocher à mes cils alors que je me décide enfin à clore mes paupières, soufflant entre mes lèvres. L’orage pourrait presque me bercer et me permettre de m’endormir sur les pavés, remercions d’ailleurs cette capacité à pouvoir m’endormir à peu près n’importe tout.

Alors que je me demande si je devrais me décider à me relever ou à faire quoi que ce soit qui pourrait être normal et justifié au vue de la situation, j’entends des petits clapotis dans l’eau qui ne ressemblent en rien au bruit que fait la pluie en s’abattant au sol. Les bruits se rapprochent, lentement, et j’ouvre les yeux pour orienter mon visage vers leur provenance. J’observe alors, impassible, l’animal qui semble s’approcher vers moi, presque plus méfiant que je ne pourrais l’être et qui dépose un blouson par dessus mon corps. Je me demande un instant qui une poussée de fièvre fulgurante ne m’aurait pas assaillit et ne me ferait pas halluciner de manière exagérée, mais un coup de tonnerre vient briser cette possibilité alors que ce qui semble être un.. coyote.. se tapit au sol, oreille en arrière, l’air plus apeuré que jamais. Cela me paraît alors bien réel pour qu’il s’agisse d’une hallucination dû à une température trop élevée.

Je devrais peut être me montrer craintive simplement parce qu’être confrontée à un animal sauvage n’est jamais vraiment très rassurant, cependant il ne m’a pas l’air agressif du tout et ses intentions ne me paraissent pas être mauvaise. D’autant plus qu’il aurait visiblement du mal à se préoccuper de dévorer qui que ce soit puisqu’il se trouve être bien trop effrayé par l’orage. D’une main, je tire le blouson vers moi, humant son odeur rien qu’une seconde, et j’arque alors un sourcil. L’odeur qui s’en dégage n’est en rien animale, disons plutôt que cela ressemble à un parfum typiquement masculin.. en tous cas elle n’est pas déplaisante mais je pense que la pluie la chassera bien rapidement. Je me demande un instant où est-ce qu’il pourrait l’avoir déniché mais cela n’est pas bien important. Je tend alors ma seconde main en sa direction et plus précisément en l’orientant vers le sommet de son crâne. Je ne suis pas certaine que cela soit une bonne idée car après tout l’on dit bien que caresser un chien inconnu est à proscrire si l’on veut éviter de perdre ses doigts, mais sans que je ne sache pourquoi je suis certaine que cette bête ne me mordra pas. Alors j’avance mes doigts jusqu’à ce que ces derniers se trouvent entre les oreilles de l’animal et je caresse ainsi son pelage avec douceur dans l’idée de le rassurer rien qu’un peu.

Puis alors que cela faisait deux secondes à peine que je le touchais, je me penchais vers son oreille lentement afin de lui murmurer un petit « Hé..ça va aller.» presque inaudible à cause de cette pluie. Qu’est ce que je devais faire, là tout de suite ? J’avais bien une idée mais fallait tout de même ne pas être très nette pour y songer. Tant pis, après tout je ne cherchais la reconnaissance de personne au sujet de ma stabilité mentale. Je décide de me redresser doucement, m’asseyant d’abord avant de me motiver intérieurement à me mettre sur mes jambes et je profite alors d’être debout pour enfiler le blouson qui me fait presque aussitôt perdre l’équilibre de part son poids. Le cuir… trempé ça pèse un âne mort. Je m’étire rapidement, ayant la sensation, de peser bien deux fois mon poids habituel et d’être aussi flexible que de l’acier et jette un coup d’œil au coyote recroquevillé sur lui même.


-Hé toi, ça te dit de courir un peu ? Après on sera au sec, au chaud et à l’abri de l’orage.

Ramener un animal sauvage que l’on vient de croiser dans une rue.. ça me ressemble bien et ça n’étonnera personne et puis je me vois mal l’abandonner ici et repartir avec le manteau qu’il m’a apporté.. même s’il ne s’agit  « que » d’un animal ! Je regarde à droite, puis à gauche tentant de me repérer rapidement et soupire de soulagement. Je me trouve pas si loin que ça de chez moi finalement et en sprintant un coup je serais vite rentrée. Je souris déjà à l’idée d’un bain bien chaud.. et du confort de mon canapé. J’en baverais presque.




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